citation d'Albalat Je collectionne depuis toujours les citations. Voici une sélection de celles que j'ai relevées au fil de mes lectures. Elles ne se retrouvent, pour la plupart, dans aucune collection déjà publiée.
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Citations quotidiennes du 31 octobre 2014

Il voyait comment, en quelques semaines, la preuve de l'existence de Dieu peut ruiner l'équilibre laïc. Car l'équilibre tient à l'incertitude de l'existence de Dieu. L'absence de preuve de l'existence de Dieu oblige à respecter les incroyants ; mais l'absence de preuve de l'inexistence de Dieu à respecter les croyants.
Laurence Cossé (Le coin du voile, p.82, Éd. Gallimard nrf, 1996)

[...] mourir, c'est une besogne.
Yves Thériault (Le Marcheur, p.46, Éd. SYT)

Vivre, c'est se sentir devenir intégralement ce qu'on pourrait devenir de mieux.
Paul Géraldy (L'Amour, p.46, Librairie Hachette (Notes et maximes), 1929)

Nulle trace dans le courant -
où j'ai nagé
avec une femme
Seishi Yamaguchi (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.89, nrf, Poésie/Gallimard, 2002)

Il faut distinguer deux peines [...], la souffrance physique et la souffrance morale. La souffrance physique, on la subit. La souffrance morale, on la choisit.
Eric-Emmanuel Schmitt (Oscar et la dame rose, p.63, Albin Michel, 2002)

Épictète du jour

La première et la plus nécessaire partie de la philosophie est celle qui traite de la pratique des préceptes ; par exemple : il ne faut point mentir. La seconde, est celle qui en fait les démonstrations : pourquoi il ne faut point mentir. Et la troisième, celle qui fait la preuve de ces démonstrations, en expliquant en quoi consiste une démonstration, et ce qui en fait la vérité et la certitude ; elle définit ces différents termes : démonstration, conséquence, opposition, vérité, fausseté. Cette troisième partie est nécessaire pour la seconde, et la seconde pour la première ; mais la première est la plus nécessaire de toutes, et celle où il faut s'arrêter et se fixer. D'ordinaire, nous renversons cet ordre ; nous nous arrêtons entièrement à la troisième ; tout notre travail, toute notre étude, est pour la troisième, pour la preuve, et nous négligeons absolument la première, qui est l'usage et la pratique. Il arrive par là que nous mentons ; mais en revanche nous sommes toujours prêts à bien prouver qu'il ne faut pas mentir.
Pensées, LXXX.