
Je collectionne depuis toujours les citations. Voici une sélection de celles que j'ai relevées au fil de mes lectures. Elles ne se retrouvent, pour la plupart, dans aucune collection déjà publiée.
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Citations quotidiennes du 30 juillet 2010
L'erreur fondamentale que commet la doctrine des sources épistémologiques ultimes, c'est de ne pas distinguer assez clairement les problèmes d'origine des problèmes de validité. Il se peut que, dans le cas de l'historiographie, les deux types de questions se rejoignent quelquefois. Trouver l'origine de certaines sources est parfois le seul ou le principal moyen que l'on ait de tester la validité d'une assertion historique. Mais, généralement, les deux problèmes ne se recouvrent pas, et nous n'éprouvons pas la validité d'une assertion ou d'une information en en déterminant les sources ou l'origine ; nous testons celles-ci selon une méthode plus directe, l'examen critique du contenu de l'assertion - ou des faits qui en sont l'objet.
Par conséquent, les questions que pose l'empiriste, « Comment le savez-vous ? Quelle est la source de votre affirmation ? », sont mal posées. Ce n'est pas qu'elles soient formulées de manière incorrecte ou trop peu rigoureuse, c'est leur principe même qui est à récuser : elles appellent en effet une réponse de nature autoritariste.
Karl R. Popper (Des sources de la connaissance et de l'ignorance, trad. Michèle-Irène et Marc B. de Launay
, p.129, Rivages/Poche n°241, 1998 (rééd.))
Un mur où on a mis la main soi-même nous en apprend plus long sur la liberté de l'homme que tous les philosophes.
Gilles Vigneault (La petite heure, p.118, Les nouvelles éditions de l'ARC)
La grande fatigue de l'existence humaine n'est peut-être en somme que cet énorme mal qu'on se donne pour demeurer vingt ans, quarante ans, davantage, raisonnable, pour ne pas être simplement, profondément soi-même, c'est-à-dire immonde, atroce, absurde. Cauchemar d'avoir à présenter toujours comme un petit idéal universel, surhomme du matin au soir, le sous-homme claudicant qu'on nous a donné.
Louis-Ferdinand Céline (Voyage au bout de la nuit, p.418, Folio n°28)
La nature humaine n'est ni bonne ni mauvaise, mais ouverte vers une continuelle transformation et transcendance. Elle n'a qu'une chose à faire, se découvrir elle-même.
Marylin Ferguson (Les enfants du verseau, trad. Guy Beney, p.23, Calmann-Lévy)
Dans les livres, les gens n'ont jamais rien à faire.
Eugène Brieux (Trois bons amis, in Théâtre complet de Brieux, vol. 8, p.194, Librairie Stock, 1928.)
Épictète du jour
Mon devoir, pendant que je suis en vie, c'est de remercier les dieux de tout, de les louer de tout, soit en public, soit en particulier, et de ne cesser de les bénir qu'en cessant de vivre.
Entretiens, Livre III
, LXIV.