citation d'Albalat Je collectionne depuis toujours les citations. Voici une sélection de celles que j'ai relevées au fil de mes lectures. Elles ne se retrouvent, pour la plupart, dans aucune collection déjà publiée.
Vous avez des commentaires, des suggestions, des corrections à apporter ? N'hésitez surtout pas à m'écrire ! Si la petite histoire entourant la création de cette page vous intéresse, vous la trouverez ici.

Citations quotidiennes du 29 juillet 2014

[...] Alors que se construit et s'élève le grand, le merveilleux édifice de la physique moderne, la majorité des meilleurs esprits du monde occidental s'en soucie à peu près autant que s'en seraient soucié leurs ancêtres du néolithique.
Charles Percy Snow (Les deux cultures, trad. Claude Noël, p.30, J. J. Pauvert, 1968)

[...] Dans la plupart des universités, on continue d'enseigner aux débutants la doctrine du syllogisme qui, en plus d'être inutile et compliquée, fait obstacle à la bonne compréhension de la logique. Si vous voulez devenir logicien, il y a un conseil sur lequel je ne saurais trop insister et qui est le suivant : n'apprenez PAS la logique formelle classique. Celle-ci constituait, à l'époque d'Aristote, un effort louable, mais c'était aussi le cas de l'astronomie ptolémaïque : enseigner, de nos jours, l'une ou l'autre, c'est faire preuve d'un passéisme ridicule.
Bertrand Russell (L'Art de philosopher, trad. Michel Parmentier , p.32, PUL, coll. Zêtêsis, 2005)

[...] la beauté, c'est la bonté ; c'est la mer sur laquelle nous flottons. Nous sommes imperméables ; mais parfois le bateau prend l'eau.
Virginia Woolf (Entre les actes, trad. Max-Pol Fouchet, p.180, Livre de Poche/Biblio n°3068)

L'environnement ne contient pas d'attributs, c'est l'histoire, récurrente, cyclique qui fait émerger les attributs du monde.
[...]C'est l'image du poème de Machado qui dit qu'il n'y a pas de chemin et que le chemin se fait en marchant (Caminante no hay camino, se camino al andar).
Francisco Varela (Autopoïese et émergence, p.168, in La Complexité, vertiges et promesses, Le Pommier/Poche, 2006)

Un tout petit bonhomme de rien du tout, après une toute petite vie de rien du tout, peut finir par se retrouver aussi épuisé par son petit travail de rien du tout, que le président des États-Unis.
Arthur Miller (Mort d'un commis voyageur, trad. Jean-Claude Grumberg, p.48, Actes Sud)

Épictète du jour

Tu espères que tu seras heureux dès que tu auras obtenu ce que tu désires. Tu te trompes. Tu ne seras pas plus tôt en possession, que tu auras mêmes inquiétudes, mêmes chagrins, mêmes dégoûts, mêmes craintes, mêmes désirs. Le bonheur ne consiste point à acquérir et à jouir, mais à ne pas désirer. Car il consiste à être libre.
Entretiens, Livre IV, VI.