
Je collectionne depuis toujours les citations. Voici une sélection de celles que j'ai relevées au fil de mes lectures. Elles ne se retrouvent, pour la plupart, dans aucune collection déjà publiée.
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Citations quotidiennes du 03 avril 2026
L'imprimerie est à l'écriture ce que l'écriture avait été aux hiéroglyphes : elle a fait faire un second pas à la pensée ; ce n'est vraiment qu'à l'époque de cette invention que l'art a pu dire à la nature : " Ton exubérance et tes destructions ne m'épouvantent plus. J'égalerai le nombre de livres au nombre des hommes, mes éditions à tes générations, et mes bibliothèques, semées sur toute la surface du globe, triompheront de l'ignorance des barbares et du temps. "
Antoine de Rivarol (Maximes, pensées et paradoxes, p.54, Le Livre Club du Libraire, 1962)
Comment nous attarder à des livres auxquels, sensiblement, l'auteur n'a pas été contraint ?
Georges Bataille (Le Bleu du Ciel (Avant-propos), p.11, 10|18 n°465)
Personne n'est d'accord avec l'image que donnent les autres de vous.
Henri Bouillier (Préface dans Journal de Jules Renard, p.i, Éd. Robert Laffont, coll. Bouquins.)
L'homme projette sur une paroi de rêve les fantômes formés par son esprit ; et il appelle cela le monde extérieur. Ainsi sommes-nous éternellement prisonniers de nous-mêmes. Enfermé dans une bulle de savon lisse et résistante, chacun de nous la décore d'une fantasmagorie d'image qu'il fabrique sans fin. Il ne voit jamais que ces images. Comme elles sont en perspective, il croit sa prison ouverte sur l'infini. Illusion pure : le mur est tout près. Et, comme des figures s'y meuvent, il croit voir des humains. Illusion encore : entre ces apparences, il est seul à jamais.
Henry Bidou (Journal des débats, cité dans La Petite Illustration, 1927, p.23)
Qu'est-ce que la liberté ? Une vieille idole en morceaux.
Marcel Azaïs (Le chemin des gardies, p.113, Nouvelle librairie nationale, 1926)
Épictète du jour
Si tu veux avancer dans l'étude de la sagesse, laisse la tous ces raisonnements : « Si je néglige mes affaires, je serai bientôt ruiné et je n'aurai pas de quoi vivre ; si je ne châtie pas mon esclave, il deviendra méchant. » Car il vaut mieux mourir de faim après avoir banni les soucis et les craintes, que de vivre dans l'abondance avec inquiétude et avec chagrin. Il vaut mieux que ton esclave soit méchant, que toi misérable. Commence donc par les petites choses. On a renversé ton huile ? on t'a dérobé ton vin ? Dis-toi : « C'est à ce prix que l'on achète la tranquillité, c'est à ce prix que l'on achète la liberté ; on n'a rien pour rien. » Quand tu appelleras ton esclave, pense qu'il peut ne pas t'entendre, ou que, t'ayant entendu, il peut ne rien faire de ce que tu lui as commandé. « Mais, diras-tu, mon esclave se trouvera fort mal de ma patience et deviendra incorrigible. » -- Oui, mais tu t'en trouveras fort bien, puisque, grâce à lui, tu apprendras à te mettre hors d'inquiétude et de trouble.
Pensées, XVIII.