citation d'Albalat Je collectionne depuis toujours les citations. Voici une sélection de celles que j'ai relevées au fil de mes lectures. Elles ne se retrouvent, pour la plupart, dans aucune collection déjà publiée.
Vous avez des commentaires, des suggestions, des corrections à apporter ? N'hésitez surtout pas à m'écrire ! Si la petite histoire entourant la création de cette page vous intéresse, vous la trouverez ici.

Citations quotidiennes du 28 février 2015

Que philosopher, c'est apprendre à mourir.
Ciceron (Devant la mort (1re Tusculane), trad. Danièle Robert, p.72, Arléa n°21)

Une équipe : Toi... lui... moi... eux... mais un seul but et un seul esprit.
Paul Vialar (Le Sport, p.85, Hachette (Notes et maximes) 1963)

Mais plutôt que d'enseignement (s'il est mal conçu, au moins il existe), c'est d'éducation que manque aujourd'hui la jeunesse.
Hervé Bazin (Ce que je crois, p.115, Livre de Poche n°5141)

La sagesse trouve sa force, et non sa déchéance, en reconnaissant ses limitations. L'ignorance ne saurait confirmer la sottise autant que la tromperie de soi-même qui illusionne.
Mortimer J. Adler (Comment lire les grands auteurs, trad. Louis-Alexandre Bélisle , p.344, Le Club des Grands Auteurs, 1964)

L'homme est une décision. Nos valeurs s'inscrivent au terme de l'action par laquelle nous faisons nous-mêmes, des instants que nous vivons, notre temps.
Jean Lescure (Introduction à la poétique de Bachelard in L'Intuition de l'instant, p.140, Livre de Poche/biblio-essais n°4197)

Épictète du jour

Quand quelqu'un se vante de comprendre et de pouvoir expliquer les écrits de Chrysippe, dis en toi-même : Si Chrysippe n'avait écrit obscurément, cet homme n'aurait donc rien dont il pût se glorifier. Pour moi, qu'est-ce que je veux ? Connaître la nature et la suivre. Je cherche donc qui est celui qui l'a le mieux expliquée ; on me dit que c'est Chrysippe. Je prends Chrysippe, mais je ne l'entends point ; je cherche donc quelqu'un qui me l'explique. Jusque-là il n'y a rien de bien extraordinaire. Quand j'ai trouvé un bon interprète, il ne reste plus qu'à me servir des préceptes qu'il m'a expliqués et qu'à les mettre en pratique ; et voilà la seule chose qui mérite de l'estime. Car, si je me contente d'expliquer ce philosophe et d'admirer ce qu'il dit, que suis-je ? un pur grammairien et non un philosophe, avec cette différence que, au lieu d'Homère, j'explique Chrysippe. Quand quelqu'un me dira donc : « Explique-moi Chrysippe, » j'aurai bien plus de honte et de confusion, si je ne puis montrer des actions conformes à ses préceptes.
Pensées, LXXVII.