
Je collectionne depuis toujours les citations. Voici une sélection de celles que j'ai relevées au fil de mes lectures. Elles ne se retrouvent, pour la plupart, dans aucune collection déjà publiée.
Vous avez des commentaires, des suggestions, des corrections à apporter ? N'hésitez surtout pas à
m'écrire ! Si la petite histoire entourant la création de cette page vous intéresse, vous la trouverez
ici.
Citations quotidiennes du 20 mai 2026
Pauvres musiciens! Tout n'est pas rose, pour eux, sur cette Terre - véritable Vallée de Larmes, malgré sa rotondité rotatoire.
Érik Satie (Écrits réunis par Ornella Volta, Éditions Champ Libre, 1981, p. 55)
[...] Les deux plus grands pouvoirs du monde, le diable et le prince [...].
John Donne (Paradoxes et problèmes, trad. Pierre Alferi, p.52, Allia, 2011)
Méfiez-vous du sacré. Méfiez-vous du sentiment du sacré. La vie spirituelle n'est pas affaire de sentiment. Comme toute conduite dans la vie, c'est une affaire de volonté, d'intelligence et de savoir. Beaucoup d'intelligence pour suspendre le discours de l'intelligence. Beaucoup de savoir pour désapprendre. Méfiez-vous du pittoresque du sacré. Le pittoresque ne vivifie pas l'esprit, il le stupéfie.
Louis Pauwels (Ce que je crois, Livre de Poche n° 4803, p.46)
Les larmes du monde sont immuables. Pour chacun qui se met à pleurer, quelque part un autre s'arrête. Il en va de même du rire. Ne disons pas de mal de notre époque, elle n'est pas plus malheureuse que les précédentes. N'en disons pas de bien non plus. N'en parlons pas.
Samuel Beckett (En attendant Godot, p.44, Éd. de Minuit, 1952)
La nature ignore l'imperfection: l'imperfection est une notion de l'homme qui perçoit la nature. Dans la mesure où nous faisons partie de la nature, nous sommes également parfaits; c'est notre humanité qui est imparfaite.
Heinz Pagels (L'Univers Quantique, InterÉditions, trad. Jacques Corday, p.133)
Épictète du jour
On ne donne ici rien pour rien. Tu veux parvenir au consulat ? Il te faut briguer, prier, solliciter, baiser la main de celui-ci, de celui-là, pourrir à sa porte, faire mille bassesses et mille indignités, envoyer tous les jours de nouveaux présents. Et qu'est-ce qu'être consul ? C'est faire porter devant soi douze faisceaux de verges, s'asseoir trois ou quatre fois dans un tribunal, donner des jeux et des festins aux peuples, voilà tout. Et pour être libre de passions et de trouble, pour avoir de la constance et de la magnanimité, pour pouvoir dormir en dormant et veiller en veillant, pour n'avoir ni angoisse, ni crainte, tu ne veux rien donner, tu ne veux prendre aucune peine ? Juge toi-même si tu as raison.
Entretiens, Livre IV
, XXXIX.