citation d'Albalat Je collectionne depuis toujours les citations. Voici une sélection de celles que j'ai relevées au fil de mes lectures. Elles ne se retrouvent, pour la plupart, dans aucune collection déjà publiée.
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Citations quotidiennes du 11 avril 2026

Il est, chacun peut l'observer, des personnes au physique botanique. Il en est qui évoquent des feuillages, des arbres ou des fleurs [...] quant à lui, toujours mal habillé, rappelle ces végétaux anonymes et grisâtres qui poussent en ville, entre les pavés déchaussés d'une cour d'entrepôt désaffecté, au creux d'une lézarde corrompant une façade en ruine. Étiques, atones, discrets mais tenaces, ils ont, ils savent qu'ils n'ont qu'un petit rôle dans la vie mais ils savent le tenir.
Jean Echenoz (Je m'en vais, p.28, Les Éditions de Minuit, n°17, 1999)

La bienveillance, c'est le manteau de la charité jeté sur ce qu'on voit de pauvre et de nu, comme fait une âme bonne et que la bonté arrête sur cette pente à railler que nous suivons communément.
Eugénie de Guérin (Journal et fragments, p. 398, Paris, 1876.)

Le chien est, dans toute société fondée sur la propriété individuelle, comme la nôtre, le gardien vigilant et le défenseur héroïque de ce qui s'appelle l'ordre public et la propriété.
Alphonse Toussenel (L'esprit des bêtes, p. 150, E. Dentu, 1858)

Les habitudes qui divisent trop le temps divisent aussi trop les pensées; elles en interrompent sans cesse la marche; elles s'opposent à ce que l'on contracte l'habitude d'un long travail et de la persévérance, sans laquelle on ne peut s'élever au-dessus de la médiocrité, et elles deviennent ainsi un obstacle continuel à ce que l'on fasse rien de grand ni de remarquable.
Constance de Théis, princesse de Salm-Dyck (Pensées - CXLIX, Première partie, Ed. Firmin Didot, Paris, 3e édition, 1836)

Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis des siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l'amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu'à l'épuisement des forces vitales de l'individu et de sa progéniture. Au lieu de réagir contre cette aberration mentale, les prêtres, les économistes, les moralistes, ont sacro-sanctifié le travail. Hommes aveugles et bornés, ils ont voulu être plus sages que leur Dieu ; hommes faibles et méprisables, ils ont voulu réhabiliter ce que leur Dieu avait maudit.
Paul Lafargue (Le droit à la paresse, p.11, Mille et une nuits, n°30)

Épictète du jour

Si j'aime mon corps, si je suis attaché à mon bien, je suis perdu, me voilà esclave ; j'ai fait connaître par où je puis être pris.
Entretiens, Livre I, LXVI.