citation d'Albalat Je collectionne depuis toujours les citations. Voici une sélection de celles que j'ai relevées au fil de mes lectures. Elles ne se retrouvent, pour la plupart, dans aucune collection déjà publiée.
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Citations quotidiennes du 05 février 2026

Ton esprit trop sensible au malheur qui l'accable
Contre son triste sort veut-il se dépiter ?
Songe que la fortune élève le coupable
Afin de le précipiter.
Denys Caton (Distiques, Livre 2, XXIII, trad. Antoine Marie Henri Boulard , p.29, Paris, Fuchs, 1802)

Pour les Américains, c'est [L'ART] toujours resté un domaine à part. L'art est une ânerie qu'on relègue dans le galetas de l'idiot de la famille, une purge qu'on absorbe le dimanche, par petites doses, plus ou moins assaisonnée de religion.
Ray Bradbury (Chroniques martiennes, trad. Henri Robillot, p.96 Denoël Présence du futur n° 1)

Notre conscience contemporaine n'est qu'un petit enfant qui commence à peine à dire "je".
Carl Gustav Jung (L'homme à la découverte de son âme, éd. Albin Michel, trad. Dr. Roland Cahen (adaptation), p. 73)

" Il me semble d'ailleurs, écrivait Kafka en 1904 à son ami Oskar Pollak, qu'on ne devrait lire que les livres qui vous mordent et vous piquent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d'un bon coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ? Pour qu'il nous rende heureux, comme tu l'écris ? Mon Dieu, nous serions tout aussi heureux si nous n'avions pas de livres, et des livres qui nous rendent heureux, nous pourrions, à la rigueur, les écrire nous-mêmes. En revanche, nous avons besoin de livres qui agissent sur nous comme un malheur dont nous souffririons beaucoup, comme la mort de quelqu'un que nous aimerions plus que nous-mêmes, comme si nous étions proscrits, condamnés à vivre dans des forêts loin de tous les hommes, comme un suicide -  un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous. Voilà ce que je crois. "
Alberto Manguel (Une histoire de la lecture, trad. Christine Le Boeuf, p.118, Babel n°416)

Sur l'aile du vent
Légère et lointaine
L'hirondelle
Natsume Sôseki (Haikus, trad. Elisabeth Suetsugu, p.24, Philippe Picquier, 2001)

Épictète du jour

Si tu prends un rôle qui soit au-dessus de tes forces, non seulement tu le joues mal, mais tu abandonnes celui que tu pouvais remplir.
Pensées, LXIII.